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Am Kürzeren Ende der Sonnenallee – Kapitel 12

In Sonnenallee on 22 février 2010 at 01:51

Traduction franco-allemande du chapitre 12 du livre Am Kürzeren Ende der Sonnenallee

Deutsch Französisch
Mario und Micha wurden drei Wochen später zu der Schuldirektorin Erdmute Löffeling kom­mandiert. Sie hatten keine Ahnung, weshalb. Das war kein gutes Zeichen, auch nicht, dass da einer saß, den sie nicht kannten. 

Die Schuldirektorin Erdmute Löffeling blät­terte kopfschüttelnd in einer Illustrierten aus dem Westen. Mario und Micha verstanden nicht, warum sie ihrer Direktorin beim Blät­tern in einer West-Illustrierten zusehen soll­ten.

Der Fremde sammelte sich, holte Luft und sagte verärgert: »Es gehört zu den unangeneh­men Aufgaben eines Sekretärs der SED-Kreis-leitung, regelmäßig den Feind lesen zu müs­sen.«

Er machte eine Pause, um Micha und Mario Zeit zu geben, die Bedeutung der eben ge­sagten Worte zu verstehen. Und Mario zeigte schnell Verständnis für den Parteifunktionär, indem er bemerkte: »Ja, das sind nun mal die Härten eines sonst doch recht schönen Berufs.«

Mario sagte das in einem so naiven Ton, dass der Sekretär der SED-Kreisleitung überhaupt nicht auf die Idee kam, Mario mache sich über ihn lustig. Aber als der Parteimensch Mario und Micha die Zeitung präsentierte, wurden sie stumm.

Sie begriffen sofort, worum es ging. Micha bekam Angst. In dem Moment, als Micha von der Illustrierten aufsah und in das versteinerte Gesicht der Schuldirektorin blickte, hatte er so große Angst vor ihr, dass sich seine Direk­torin zu einem Ungeheuer verwandelte: Ihr Kopf war viel größer, als Micha je bemerkt hatte.

Was Mario und Micha in der Illustrierten sahen, war ein Foto, wie sie mit weit aufgerissenen Augen und bettelnd vorgestreckten Händen aufblickten. Unter dem ausdrucks­starken Foto stand: »Die Not im Osten – wie lange hält das Volk noch still?«

Unter einem langen strafenden Blick ließen der Parteimensch und die Direktorin Micha und Mario warten.

Plötzlich erklärte Micha selbstbewusst: »Da kann man mal sehen!« Und nach einer Kunst­pause redete er weiter: »Da kann man mal sehen, wie die lügen! Und dass die zu solchen Lügen greifen müssen, zeigt doch schon, wie die am Ende sind. Ich wünsche mir noch mehr solche Lügen! Denn je schmutziger die Lügen, desto mehr am Ende ist der Gegner!«

Michas Argumente machten den Partei­menschen nachdenklich. Dass der Junge für schlechte Presse sorgte, war nicht erfreulich. Seine Analyse aber – alle Achtung!

Der Parteimensch fing sogar an, sich um Michas Zukunft Gedanken zu machen. Doch zuerst wurde Micha zu einem Diskussionsbeitrag verdonnert. Der Titel lautete: »Die Lüge, der Feind und der Klassenkampf.«

Micha war also wieder mal davongekom­men. Der Parteimensch hatte die Illustrierte mit dem belastenden Foto zugeklappt und Micha sogar freundlich zugenickt, als Mario plötzlich aus Protest den Mund aufmachte. Aufgeregt sagte er: »Der Hunger nach Freiheit ist größer als der Hunger nach Brot! Das hat Sartre gesagt! Oder war es der Hunger nach Menschenrechten?« Mario war vor Aufregung ganz durcheinander, aber er wusste, was er wollte: Sich zu allem bekennen, was nicht erlaubt war – Sartre, Freiheit und Menschen-rechte. Diese Worte waren so illegal, dass Mario sie eigentlich gar nicht kennen durfte.

Micha versuchte das Schlimmste zu verhin­dern. Ohne Erfolg. Der Parteimensch war eis­kalt. Nun kam ein Wort ins Spiel, das niemand kannte: Relegation. Das Wort klang unbarm­herzig, und alle verstanden, was gemeint war.

Die Existentialistin tröstete Mario und sagte: Bedeutende Menschen werden immer von der Schule geschmissen. Mario fand, dass ihn so ein Rausschmiss noch nicht zu einem bedeutenden Menschen machte, und da widersprach ihm die Existentialistin auch nicht. »Aber es ist der Anfang von etwas.«

Darin hatte sie Recht. Für Mario begann die schönste Zeit seines Lebens. Er konnte jeden Tag lange schlafen, er hatte eine Freundin, und er hatte keinen, der ihm Vorschriften machte. Er hatte nicht einmal einen, der ver­suchte, ihm Vorschriften zu machen.

Mario und die Existentialistin wurden ein Traumpaar. Sie machten alles, was andere immer nur wollen. Bei schönem Wetter fuhren sie baden, und bei schlechtem Wetter blieben sie im Bett. Sie fütterten sich manchmal zum Frühstück gegenseitig mit geschlossenen Augen. Sie gingen nie mehr allein ins Bett, nicht mal mehr allein unter die Dusche! Und manchmal sagten sie: So muss es im Paradies gewesen sein.

Sie lasen viel und diskutierten über die Bibel und die anderen Weltreligionen, über Sigmund Freud, Friedrich Nietzsche, Leo Trotzki und Rudolf Steiner.

Sie experimentierten mit dem Essen, indem sie neue Kochrezepte erfanden, ihr Brot selber backten und indem sie fasteten.

Trois semaines plus tard, Mario et Micha furent convoqués chez la directrice, Mme Erdmunte Löffeling. Ils ne savaient pas vraiment pourquoi. De plus, la présence d’un inconnu assis dans le bureau n’était pas un très bon signe. 

La directrice tournait les pages d’un magazine de boulevard de l’ouest en hochant la tête.

L’inconnu se dressa, respira profondément et dit d’un ton énervé : « Cela fait partie de la lourde tâche d’un secrétaire de la direction du parti de la SED de lire la presse ennemie. »

Il fit une pause pour donner du temps à Mario et Micha  pour qu’ils puissent comprendre la signification de ses paroles. Et Mario lui montra immédiatement à quel point il éprouva du respect pour le travail du fonctionnaire en ajoutant : « Oui, ce sont les très lourdes tâches qui incombent à un très beau travail. »

Mario avait dit ses propos d’une manière tellement naïve que le secrétaire ne pouvait pas imaginer un seul instant que Mario pouvait se moquer de lui. Mais lorsque l’homme du parti leur montra le journal, ils restèrent silencieux.

Ils comprirent immédiatement de quoi il s’agissait. Micha commençait à avoir peur. Lorsqu’il releva la tête et vit la tête de la directrice médusée, il eût peur qu’elle se transforme en un monstre : il n’avait jamais remarqué que sa tête était aussi grande.

Mario et Micha pouvaient voir dans le journal une photo où ils avaient les yeux exorbités et les bras tendus pour faire la manche. En dessous de la photo, on pouvait lire l’inscription suivante : « La misère à l’est – quand aurons-nous un changement ? ».

Micha et Mario attendaient pendant que l’homme du parti et la directrice leur lancèrent un regard plein de reproches.

Brusquement, Micha ajouta avec assurance : « là, on peut le voir ! » et après une courte pause il continua : « là, on peut voir comme il mentent ! Et le fait qu’ils fassent recours à de telles mensonges prouve bien qu’ils sont finis. Je ne peux que souhaiter encore plus de mensonges ! Car plus nous serons la proie de tels mensonges, plus l’ennemi se rapprochera de sa fin !»

Les arguments de Micha plongèrent l’homme du parti dans une réflexion. Que le jeune garçon avait provoqué une mauvaise presse n’était pas une bonne chose. Mais l’analyse formulée – excellente !

L’homme du parti commença même à réfléchir à l’avenir de Micha. Mais tout d’abord, on obligea Micha à redonner une conférence : « le mensonge, l’ennemi et la lutte des classes. »

Micha avait encore pu se tirer sain et sauf de cette histoire. L’homme du parti avait refermé l’illustré avec la photo compromettante et avait même salué Micha fraternellement de la tête lorsque Mario voulut protester. Enervé, il exprima : « la faim pour la liberté est plus grande que la faim pour le pain. C’est Sartre qui l’a dit ! Ou bien s’agit-il d’une faim qui concerne les droits de l’homme ?». Mario était tellement excité que ses pensées étaient brouillées mais il savait exactement ce qu’il voulait : avouer toutes les choses interdites : Sartre, liberté et les droits de l’homme. Ces mots étaient tellement interdits que Mario ne devait même pas les connaître.

Micha essaya de limiter le pire. Sans succès. L’homme du parti s’était transformé en un bloc de glace. Maintenant, un nouveau mot fit son apparition que personne ne connaissait : la relégation. Le mot sonna d’une manière impitoyable et tout le monde sût ce qu’il signifiait !

La copine de Mario essayait de consoler Mario : des personnes remarquables sont toujours renvoyées de l’école. Mario trouvait que ce renvoi ne le transformait pas forcément en une personne importante mais sa copine n’était pas entièrement de son avis : « mais c’est le début de quelque chose d’important ».

Elle avait raison : Pour Mario, ce fût le début de la plus belle partie de sa vie : il pouvait dormir longtemps tous les matins, avait une copine et n’avait personne qui lui dictait sa façon de vivre. Il n’avait même pas une seule personne qui cherchait à lui dicter la moindre choses.

Mario et la fille étaient devenus le couple de rêve. Ils faisaient tout ce que les autres avaient toujours souhaité faire. Quand il faisait beau, ils allaient se baigner et quand il pleuvait, ils restaient au lit. Parfois, ils se nourrissaient réciproquement au petit-déjeuner avec les yeux fermés. Ils n’allaient jamais seuls au lit, ni seuls sous la douche ! Et parfois, ils disaient : c’est ainsi que cela doit être au paradis. Ils lisaient beaucoup, discutaient de la bible et d’autres religions, de Sigmund Freud, de Friedrich Nietzsche, de Leo Trotzki et Rudolf Steiner.

Ils faisaient de nouvelles expériences avec la nourriture en inventant de nouvelles recettes, en produisant leur propre pain et en effectuant des périodes de jeûne.

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