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Am Kürzeren Ende der Sonnenallee – Kapitel 06

In Sonnenallee on 17 février 2010 at 22:01

Traduction franco-allemande du chapitre 06 du livre Am Kürzeren Ende der Sonnenallee

Deutsch

Michas Mutter hieß Doris, und sie sagte gern von sich: »Ich halte doch den ganzen Laden zusammen!«

 

Und so war es auch. Zu dem ganzen Laden gehörten auch Mi­chas Geschwister, Bernd und Sabine, die beide älter waren als Micha.

Bernd war bei der Armee, obwohl er beinahe vergessen wurde. Er hatte einen sehr merkwür­digen Geburtstag, den 29. Februar. Für die Armee hatte wohl jeder Februar nur achtund­zwanzig Tage. Bernd hatte nämlich keine Auf­forderung zu der Musterung bekommen.

Als dann in der Zeitung eine Bekannt­machung für die Musterung stand, wollte Bernd einfach tun, als hätte er sie nicht ge­lesen.

»Niemand kann von mir verlangen, dass ich jeden Tag die Zeitung lese! Vielleicht merken die gar nichts von mir und vergessen mich!«, sagte er.

Frau Kuppisch aber, die ein bisschen ängst­lich war, meinte: »So was merken die immer!«

So ging Bernd dann doch dahin. Als er dort vor den Offizieren stand, breitete er die Zei­tung aus mit den Worten: »Guten Tag, ich komme auf Ihre Annonce.«

Die Offiziere fanden das überhaupt nicht komisch.

Als Bernd von der Musterung kam, erzählte er nur, dass »die da alle so komisch sprechen.«

Als er dann selbst bei der Armee war, drückte er sich auch komisch aus.

Wenn er auf Urlaub kam, lernten ihn die Kuppischs von einer ganz neuen Seite kennen. So fragte er nicht mehr: »Wann gibt es denn Abendbrot?«, sondern »Können wir bald Essen fassen?« Und wenn er gefragt wurde, wie es im Theater war, dann antwortete er so: »Nach dem Einrücken in den Zuschauerraum bezog ich in Reihe acht meine Stellung.«

Natürlich waren seine Leute beunruhigt, aber sie ließen sich nichts anmerken. Das wird schon wieder werden, dachten sie.

Obwohl Bernd bei der Armee war, blieb es in der engen Wohnung genau so eng wie vorher. Es war ein anstrengendes Zuhause, fand Micha.

Herr Kuppisch war Straßenbahnfahrer und musste deshalb oft schon in der Nacht auf­stehen. Und weil er so unregelmäßige Arbeits­zeiten hatte, wusste Micha auch nie, wann sein Vater Feierabend hat. Brilles Vater war Ingenieur und kam jeden Tag genau fünf Minuten vor fünf nach Hause. In Michas Augen war das fantastisch. Brille hatte auch keine Geschwister.

Micha hatte außer Bernd noch eine Schwe­ster, die Sabine hieß. Die kam jetzt in das Alter mit dem festen Freund, den sie auch immer mitbrachte. Allerdings hatte Sabine das Prin­zip des festen Freundes nicht ganz verstanden – sie hatte dauernd einen anderen festen Freund. Micha merkte sich nicht mal die Namen; er sagte nur »Sabines Aktueller«. Sabine liebte ihren Aktuellen immer so sehr, dass sie ihm alles nachmachte.

Einmal sah Herrn Kuppisch, wie Sabine einen Parteiantrag ausfüllte. Herr Kuppisch regte sich auf, aber Sabine zeigte entschuldi­gend auf ihren Aktuellen: »Er ist doch auch in der Partei!«

»Und ich werde auch für sie bürgen«, erklärte ihr Aktueller. »Nicht wahr, ich werde für dich bürgen!« Sabine nickte freudig, aber Herr Kuppisch setzte dem ein Ende, indem er Sabi­nes Parteiantrag einfach wegnahm, ihn zusam­menknüllte und unter den wippenden Tisch steckte.

So eng die Wohnung auch war – ein großer Sessel hatte trotzdem Platz. Dieser Sessel war der Stammplatz von Onkel Heinz, dem Westonkel. Er schien sich in diesem Sessel wohl zu fühlen, denn er kam oft zu Besuch.

Herr Kuppisch las die »Berliner Zeitung«, nicht das »Neue Deutschland«. Das eine war eine Zeitung mit viel Lokalem. Das andere war das Zentralorgan der Partei.

Frau Kuppisch kam dahinter, dass in allen Zeitungen im Grunde dasselbe stand wie einen Tag früher im ND. Sie wollte ihren Mann überreden, zum ND zu wechseln. Aber Herr Kuppisch wollte nicht: »Ich will doch diesen Mist nicht lesen!«

»Aber unser Nachbar liest auch das ND!«, meinte Frau Kuppisch. »Da kann es doch nicht so schlimm sein.«

»Der ist doch auch bei der Stasi!«, meinte Herr Kuppisch.

»Woher willst du das wissen?«

»Weil er das ND liest!« Herr Kuppisch fand dauernd Beweise, dass sein Nachbar bei der Stasi ist. Frau Kuppisch war sich da nicht so sicher. Und so gab es endlose Diskussionen.

Er: »Außerdem haben sie Telefon.«

Sie: »Aber das beweist doch gar nichts!«

Er: »Ach nein? Sind wir etwa bei der Stasi?

Sie: »Natürlich nicht.«

Er: »Und haben wir Telefon? Na?«

»Nein, aber … «

Nun fiel Frau Kuppisch nichts mehr ein. Familie Kuppisch hatte wirklich kein Telefon.

»Ich schreib eine Eingabe«, sagte Herr Kup­pisch.

»Aber vorsichtig, Horst, mach vorsichtig«, sagte Frau Kuppisch.

Onkel Heinz, der Westonkel, hatte noch nie etwas von Eingaben gehört. »Was ist das, eine Eingabe?«

»Das ist das Einzige, wovor die da oben noch Angst haben!«, rief Herr Kuppisch und rollte die Augen. »Wenn ich morgens ins Bad kom­me und merke, dass Wasser abgestellt ist … «

»Ach«, unterbrach Micha, »eine Eingabe ist einfach nur eine Beschwerde.«

»Beschwerde, Beschwerde«, sagte Frau Kup­pisch. »Als ob wir uns beschweren.«

»Na klar beschweren wir uns!«, erklärte Herr Kuppisch.

»Nein!«, sagte Frau Kuppisch. »Wir fragen nach … oder wir bitten darum, dass … Aber beschweren? Wir? Uns? Niemals!«

 

Französisch

La mère de Micha s’appelait Doris et elle disait avec plaisir d’elle-même qu’elle faisait tourner toute la maison !

 

Et ceci était complètement vrai. Dans cette maison, il y avait le frère et la sœur de Micha, Bernd et Sabine qui étaient tous les deux plus âgés que Micha.

Bernd était à l’armée bien qu’on l’avait presque oublié. Il était né à une date plutôt étrange, le 29 février. Pour l’armée, tous les févriers n’avaient que 28 jours. De ce fait, Bernd n’avait pas reçu sa convocation pour la sélection militaire

Quand l’avis officiel pour la sélection militaire fut publié dans les journaux, il l’ignora simplement et fit semblant de ne pas l’avoir lu.

«Personne ne peut m’obliger à lire quotidiennement les journaux ! il se peut qu’ils ne remarquent pas mon absence et qu’ils m’oublient » affirma-t-il.

Mais Madame Kuppisch, était bien plus craintive et répondit : « c’est le genre de chose qu’ils remarquent toujours ! »

Bernd se présenta à la sélection. Mais une fois arrivé devant les officiers, il déplia le journal et lança : « bonjour, je viens pour l’annonce. »

Les officiers ne trouvaient pas cela amusant.

Quand Bernd revint de la sélection, il raconta seulement « qu’ils parlaient tous d’une manière étrange. » Mais quand il fut lui aussi enrolé dans l’armée, il commença également à s’exprimer d’une façon étrange.

Quand il revint pendant une permission, la famille Kuppisch découvrit un nouvel aspect de sa personnalité. Ainsi, il ne demanda plus quand le repas du soir était prêt mais lança un simple « quand pouvons-nous grailler ? ». Et quand on lui demanda des informations concernant un spectacle au théâtre, il répondit ceci : « après la mise en rang des spectateurs dans la salle, je pris position dans la huitième rangée.»

Ses proches se posèrent bien sûr quelques questions mais ils ne laissaient rien paraître. Ils s’imaginaient que ce tic disparaîtrait bientôt.

Bien que Bernd était à l’armée, l’appartement était toujours aussi petit. C’était une façon de vivre pénible, pensa Micha.

Monsieur Kuppisch était conducteur de tram et devait souvent se lever en pleine nuit. Et comme il avait des horaires très irréguliers, Micha ne savait pas vraiment quand son père était en congé. Le père de Brille était ingénieur et il était en mesure de rentrer tous les soirs à 16h55. Pour Micha, c’était génial. Brille n’avait pas non plus de frère ou de sœur. Micha avait également une sœur qui s’appelait Sabine. Elle avait l’âge d’avoir un copain,  qu’elle ramenait toujours à la maison. Mais Sabine n’avait pas vraiment compris le principe du petit copain : elle avait toujours un nouveau petit copain. Micha ne perdait même plus son temps à connaître leurs noms ; il disait simplement « Son copain actuel ». Sabine aimait tellement ses copains qu’elle imitait tous leurs faits et gestes.

Une fois, Monsieur Kuppisch vit comment Sabine remplissait une demande d’adhésion pour le parti. Monsieur Kuppisch s’énerva mais Sabine prit comme seule excuse son ami qu’elle venait de dégoter en lançant : « mais lui, il est bien dans le parti ! ». Son copain ajouta : « je vais également bien m’occuper d’elle ». Sabine, heureuse, hocha affirmativement la tête mais Monsieur Kuppisch mit fin à cette comédie en lui ôtant tout simplement le coupon d’adhésion qu’il déchira et qu’il cacha sous la table bancale du salon.

Bien que l’appartement fût minuscule, on trouva toujours de la place pour un grand fauteuil. Ce fauteuil était la place attitrée de l’oncle Heinz, l’oncle qui venait de l’Allemagne de l’ouest. Il devait vraiment apprécier ce fauteuil, car il rendait souvent visite à la famille.

Monsieur Kuppisch lisait le Journal de Berlin mais pas le journal de la nouvelle Allemagne. Le Journal de Berlin avait de très nombreuses dépêches locales alors que le Journal de la Nouvelle Allemagne était l’outil central de la propagande du parti. Madame Kuppisch découvrit rapidement que toutes les nouvelles disponibles dans le Journal de la Nouvelle Allemagne étaient disponibles un jour plus tôt que dans tous les autres journaux et lui proposa de changer de journal. Mais Monsieur Kuppisch refusa : « je ne veux pas lire ce torchon !»

« Mais notre voisin lit également le Journal de la Nouvelle Allemagne » répondit-elle. « C’est pourquoi il ne doit pas être si mauvais. »

« Mais lui, notre voisin, il est à la Stasi ! » rétorqua Monsieur Kuppisch.

« Comment peux-tu savoir cela ? »

« Je le sais, car il lit le journal de la Nouvelle Allemagne ! ». Monsieur Kuppisch trouva toujours de nombreux indices pour affirmer que son voisin était un membre de la Stasi. Mme Kuppisch n’était pas aussi sûre. Et c’est ainsi que le couple s’enfonça dans des discussions interminables.

Lui : « tu sais qu’ils ont le téléphone »

Elle : « mais cela ne signifie rien ! »

Lui :  « vraiment ? Sommes-nous à la Stasi ? »

Elle : « bien sûr que non »

Lui : « et nous, avons-nous le téléphone ? hein ?»

Mme Kuppisch ne savait pas vraiment quoi répondre. La famille Kuppisch n’avait vraiment pas de téléphone.

« Je vais adresser une plainte » dit Monsieur Kuppisch

« Mais sois très prudent, sois très prudent » répondit Mme Kuppisch.

L’Oncle Heinz n’avait jamais entendu parler de ces plaintes. « Que sont donc ces plaintes ? »

« C’es certainement la seule chose dont ils ont encore peur là-haut » cria Monsieur Kuppisch et roula les yeux. « Si demain je vais à la salle de bain et que je remarque que l’eau est coupée… »

« Mais », coupa Micha qui apporta l’explication « il s’agit simplement d’un rapport. »

« rapport par ci, rapport par la » ajouta Mme Kuppisch  « c’est pas comme si nous étions toujours en train de nous plaindre. »

« Mais bien sûr que nous allons nous plaindre !» expliqua Monsieur Kuppisch.

« Non ! » répondit Mme Kuppisch. « Nous allons simplement formuler une demande mais jamais cela ne ressemblera à une plainte ! Jamais !

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