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Am Kürzeren Ende der Sonnenallee – Kapitel 15

In Sonnenallee on 23 février 2010 at 16:05

Traduction franco-allemande du chapitre 15 du livre Am Kürzeren Ende der Sonnenallee

Deutsch Französisch
Miriam hat Micha in den folgenden Wochen völlig ignoriert. Sie verzieh ihm nicht, dass er sie   trotz   viermaliger   Aufforderung   nicht besucht hatte. Da sie von Michas Verhaftung durch den ABV nichts erfuhr, hatte sie Michas Nicht­Kommen an jenem Abend sehr verletzt: Wenn er nicht mal auf solch eine Einladung reagiert, was will er dann? Wenn er schon nicht auf mich reagiert, wen will er denn dann?

Miriam begann wieder damit, sich mit West­lern rumzuknutschen. Sie machte kein Geheimnis daraus. Jede Woche stand ein anderer Wagen bei ihr vor der Tür: erst ein Porsche, dann ein Mercedes Cabriolet, dann ein Jaguar und einmal sogar ein Bugatti. All die Autos, die ihr jüngerer Bruder nur als Spielzeug geschenkt bekam, fuhren bei Miriam tatsächlich und ganz in echt vor.

Micha wurde ganz blass. Er fragte sich, wie Miriam das hinkriegt: Jede Woche ein anderer.

Miriams jüngerer Bruder verriet Micha, dass es nicht so war, wie es aussah. In Wirklichkeit war es noch viel schlimmer, als Micha sich vorstellte.

Für einen Big Banger – eines der seltenen Autos, mit dem Miriam noch nie abgeholt wurde – erzählte der kleine Bruder: »Du denkst, dass meine Schwester jede Woche einen anderen Kerl hat. Aber das stimmt nicht. Es ist immer derselbe. Nur hat der jede Woche einen anderen Wagen.«

Nicht mal Miriam selbst wusste, wie er das schafft. »Der Typ muss Millionen haben!« Miriams Bruder glaubte sogar: »Das ist Elvis.«

Aber es war nicht Elvis.

»Aber wer ist es dann? Wer?«, fragte Miriams Bruder.

Micha meinte schließlich: Vielleicht ist er der Scheich von Berlin.

Gegen einen, der immer wiederkam und jedes Mal in einem neuen Auto, war Micha macht­los. Seine Nerven lagen blank.

Als er wieder Mal von einer Schulklasse auf dem Aussichtsturm auf Westberliner Seite aus­gelacht wurde, brüllte er wütend zurück: »Wenn ich achtzehn bin, dann geh ich für drei Jahre an die Grenze – und dann knall ich euch alle ab!«

So wütend, wie in dem Moment hat ihn nie einer in der Sonnenallee gesehen. Aber sein Wutausbruch hatte auch etwas Gutes: Micha ist danach nie wieder ausgelacht worden.

Der Scheich von Berlin war in Wirklichkeit der Parkwächter im Hotel Schweizer Hof. Er wusste, welche Gäste ihre Wagen in der Garage lassen, solange sie im Hotel wohnen. Der Scheich von Berlin benutzte einfach ihre Wagen. Es war die perfekte Methode!

Doch eines Tages ging es schief. Nicht dass er einen Autoschaden hatte. Er hatte auch keinen schweren Unfall. Es war noch schlim­mer. Viel schlimmer, als es sich der Scheich von Berlin je hätte ausmalen können.

Als er mit einem Lamborghini kam, gab es Schwierigkeiten bei der Zollkontrolle: Im Kofferraum lagen vier Maschinenpistolen. Der Scheich von Berlin hatte sich den Lam­borghini ausgeliehen, ohne zu wissen, dass dieser Wagen der Mafia gehörte.

Wegen der Maschinenpistolen wurde der Scheich von Berlin natürlich von der Stasi verhört, tagelang. Dann wurde er freigelassen. Die Maschinenpistolen und den Lamborghini bekam er nicht zurück.

Die Mafiosi erwarteten ihn schon am Grenz­übergang.

Es war genau so, wie er befürchtet hatte. Sie standen da, drei Sizilianer, starrten Löcher in die Luft oder feilten sich langsam die Fingernä­gel. Der Scheich von Berlin hatte die Schwie­rigkeiten mit der Stasi gerade hinter sich. Jetzt sah er, dass echte Schwierigkeiten auf ihn war­teten.

Er ging zurück zum Grenzübergang und frag­te höflich, ob er nicht Bürger der DDR werden durfte. Die Grenzer schickten ihn weg. Die Sizilianer standen noch immer an der Straßen­ecke. Wieder kehrte der Scheich von Berlin um und flehte die Grenzer an, ihn zum Bürger der DDR zu machen. Er wurde wieder weggeschickt.

Das dritte Mal kam er heulend auf Knien und bettelte darum, Bürger der DDR zu werden. Ein Grenzer griff zum Telefonhörer und sprach mit einem Ministerium. Dort ging man darauf ein.

Der Scheich von Berlin wurde Bürger der DDR und Fußgänger. Aber mit ihm und Miriam war es vorbei.

Miriam a ignoré Micha complètement les semaines suivantes. Elle ne pouvait pas lui pardonner son absence alors qu’elle l’avait invité 4 fois. Comme elle ne savait pas que cette absence était provoquée par le policier, elle pensa que Micha ne s’intéressait plus à elle et cela la blessa : s’il ne réagit pas à une telle invitation, que souhaite-t-il ?

S’il ne réagit pas à moi, qui veut-il ?

Miriam recommença à embrasser des gars de l’ouest. Elle ne le cachait pas. Chaque semaine, on pouvait voir une nouvelle voiture devant sa porte : d’abord une Porsche, ensuite une Mercedes Cariolet, ensuite une Jaguar et même une Bugatti. Toutes les voitures que son frère recevait en miniatures circulaient en taille réelle devant sa porte.

Micha devint tout pâle. Il se demandait comment elle faisait cela : chaque semaine un nouveau.

Le frère de Miriam avoua à Micha qu’elle n’avait toujours un autre gars. En réalité, c’était encore pire et outrepassait l’imagination de Micha.

En cadeau d’une Big Banger – une voiture miniature très rare avec laquelle Miriam n’avait jamais été cherchée – le petit frère raconta l’histoire. « Tu penses très certainement que ma sœur se tape un gars différent chaque semaine. A vrai dire, il s’agit toujours du même. Il a simplement une voiture différente chaque semaine.

Même Miriam ne savait pas exactement comment il faisait cela. « Le type doit être millionnaire ! » Le petit frère pensait même « C’est Elvis »

Mais ce n’était pas Elvis.

« Mais qui est-il ? » demanda le frère de Miriam.

Micha affirma finalement : il se peut qu’il soit le  Scheik de Berlin.

Micha était impuissant contre un gars qui venait toutes les semaines dans une nouvelle voiture. Il avait les nerfs à vif.

Quand il se fit insulter en passant vers le mur par une classe scolaire de l’ouest, il hurla, fou de rage : « Quand j’aurai 18 ans, j’irai à l’armée pendant 3 ans et ensuite, je vous abattrai tous !. »

Personne dans la Sonnenallee n’avait encore vu Micha dans un tel état. Mais un tel éclat de colère avait également du bon : plus personne n’osa se moquer de lui.

Le Scheik de Berlin était en réalité  le surveillant du parking de l’Hotel « Schweizer Hof ». Il savait parfaitement quelles voitures utiliser pendant leurs séjours à l’hôtel. Le Scheik utilisait simplement leurs voitures. C’était une méthode parfaite.

Mais un jour, l’histoire tourna mal. Il ne s’agissait pas d’une panne ou de tôle froissée. Il n’avait pas eu un terrible accident. C’était bien plus grave. Le Scheik n’aurait pas été en mesure de s’imaginer une telle chose.

Quand il vint avec une Lamborghini, il eût des problèmes lors d’un contrôle douanier : dans le coffre de la voiture qu’il avait emprunté, les douaniers trouvèrent 4 pistolets automatiques. Le Scheik avait emprunté, sans le savoir, une voiture à la mafia. A cause de ces armes automatiques, le Scheik fût entendu pendant de nombreux jours par la STASI. Ensuite, il fût relâché.

Il ne pût récupérer les armes automatiques ainsi que la Lamborghini. Les mafieux l’attendaient déjà à la frontière.

C’était comme il se l’était imaginé, la peur au ventre. Il étaient là, trois siciliens, qui fixaient le ciel ou qui se refaisaient lentement les ongles. Les difficultés qu’il avait eu avec la STASI étaient faibles par rapport aux difficultés qui l’attendaient.

Il retourna vers le poste de douane et demanda poliment s’il pouvait devenir citoyen de l’Allemagne de l’est mais les douaniers refusèrent. Les siciliens étaient toujours à l’angle de la rue. A nouveau, le Scheik retourna vers le poste de douane où il supplia les douaniers de l’accepter comme citoyen de l’Allemagne de l’est. A nouveau, les douaniers n’acceptèrent pas sa demande.

A la troisième tentative, quand il revient en pleurant à chaude larmes pour implorer l’entrée en RDA, un douanier prit le téléphone et parla au Ministère. Au Ministère, on accepta se demande.

Le Scheik de Berlin devint citoyen de la RDA et piéton. Mais sa relation avec Miriam était terminée.

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