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Am Kürzeren Ende der Sonnenallee – Kapitel 17

In Sonnenallee on 24 février 2010 at 09:45

Traduction franco-allemande du chapitre 17 du livre Am Kürzeren Ende der Sonnenallee

Deutsch Französisch
In dieser Nacht waren alle ein bisschen mehr aufgeregt als sonst, vielleicht weil Vollmond war. Die Existentialistin, die mit Mario durch die Stadt wanderte, schimpfte wie schon lange nicht mehr:

»Mann, ich kann dir sagen, ich habe die Schnauze voll. Kein Wunder, dass alle abhauen hier. Und wer noch nicht abgehauen ist, der will abhauen. Und wer noch nicht abhauen will, der wird auch noch dahinter kommen. Und der Letzte macht das Licht aus!«

In dem Moment ging wie durch ein Wunder tatsächlich überall das Licht aus. Mario und die Existentialistin standen im Dunkeln.

Es war ein gewöhnlicher Stromausfall, aber er kam aufs Stichwort, und er passierte im Grenz­gebiet. Das war noch nie passiert – ein Strom­ausfall im Grenzgebiet. Der Existentialistin wurde dabei so unheimlich, dass sie zu weinen anfing und sich Mario um den Hals warf.

»So ein Mist, Mario. Jetzt sind wir hier echt die Letzten. Sie haben uns vergessen. Du lässt mich doch nicht allein? Mich – und das Baby?«

Mario glaubte nicht richtig zu hören. »Das Baby?«, fragte er. Sie nickte. So erfuhr Mario, dass er Vater wurde.

Zu dem Stromausfall kam es genau in dem Augenblick, als der Grenzer die komplizierte japanische Stereoanlage an das ostdeutsche Stromnetz anschloss. Es gab einen Kurzschluss – und das Licht im ganzen Wohngebiet und im Todesstreifen ging aus. Es wurde dunkel. Der Grenzer verstand sofort, dass die japanische Stereoanlage eine Art Trojanisches Pferd war. Sie war einzig und allein dazu dem Zoll in die Hände gespielt worden, um einen Stromausfall zu bewirken. Und deshalb löste der Grenzer sofort den Großalarm aus.

»Grenzalarm!«, schrie er und schoss Leucht­munition in den Himmel, wo der Vollmond stand. An dem lag es wohl, dass in jener Nacht alle etwas aufgeregter waren als sonst.

Als die erste Leuchtmunition in den Himmel geschossen wurde, stiegen Herr und Frau Kup­pisch aufs Dach, um das Schauspiel besser beobachten zu können. Sie legten die Arme um einander und riefen »Oh!« und »Ah!«

Es war ein Feuerwerk, wie sie es noch nie gesehen hatten, weder zu Neujahr oder zum Jahrestag der Republik noch zu irgendeinem Jugendfestival.

Natürlich war auch bei Micha und Wuschel Stromausfall. Der Staubsauger ging aus, bevor die beiden den Brief gefunden hatten. Als sie nun den Schlauch zurückzogen, wur­den sie von Grenzsoldaten gesehen. Die bren­nenden Leuchtkugeln verbreiteten ein helles Licht und harte Schatten, die sich mehrfach auf der Mauer abzeichneten. Und da die Leuchtkugeln stiegen und fielen, bewegten sich auch die Schatten von Micha und Wuschel und dem Schlauch.

Sie wirkten wie Terroristen: Die Schatten stürzten ineinander oder zogen voneinander weg, rissen in alle Richtungen aus und ver­schwanden plötzlich.

Kein Grenzer wäre auf diese Idee gekom­men: Dass die beiden nur versuchten, einen Liebesbrief mit Hilfe eines Staubsaugers und einem Schlauch aus dem Todesstreifen zu holen.

Es war unmöglich, in dem Licht- und Schat­tenspiel der Leuchtmunition unschuldig zu wirken. Und dazu der Vollmond.

Als der Schuss fiel, wusste jeder in der Son­nenallee, dass diesmal nicht mit Leuchtmuni­tion geschossen wurde. Und als Wuschel bewegungslos auf der Straße lag, wussten alle, dass dieser Schuss ein Treffer war.

Micha war noch bei ihm, auch Mario und die Existentialistin kamen sofort. Auch Herr und Frau Kuppisch sind gleich von dem Dach gestiegen, um zu sehen, was passiert war. Ebenso der AB V, den es ja auch anging. Miriam und ihr jüngerer Bruder kamen auch noch.

Wuschel lag auf der Straße, bewegte sich nicht, und alle heulten. Wo sein Herz war, hat­te der Schuss die Jacke zerrissen.

Alle hatten immer gehofft, so etwas nie zu erleben. Aber nun war es passiert. Wuschel bewegte sich noch. Die Existentialistin beugte sich zu ihm hinunter, um ihn beim Sterben wenigstens bequem zu betten. Aber plötzlich stand Wuschel auf. Er knöpfte seine Jacke auf und holte, noch ganz verwirrt, eine Platte her­vor, die »Exile on Main Street«. Die Platte war zerschossen, aber sie hatte ihm das Leben gerettet.

Wuschel fing an zu heulen. »Die echte eng­lische Ausgabe!«, jammerte er, als er die klei­nen Stücke der »Exile on Main Street« aus dem kaputten Cover zog.

»Die war neu! Und jetzt sind sie beide kaputt! Es war doch ein Doppelalbum!« Wuschel war in Tränen aufgelöst.

»Wuschel, wenn es nur eine wäre … «, sag­te die Existentialistin und wagte es nicht, den Gedanken zu Ende zu denken.

»Eine hätte nicht gereicht, Wuschel«, sagte Herr Kuppisch.

»Ja, doch«, sagte Wuschel, der immer noch laut jammerte. »Trotzdem!«

Und dann sah Micha, wie der Liebesbrief aus dem Todesstreifen über die Mauer flog. Der Brief brannte hell. Eine niedergehende Leuchtkugel war auf den Brief gefallen und hatte ihn in Brand gesetzt. Darauf war der Brief von der Hitze in die Luft geflogen und zurück auf die kürzere Seite der Sonnenallee.

Micha hat den brennenden Brief angesehen, und als der verbrannt war, sah er Miriam an.

Und da hat Miriam plötzlich begriffen, was hier passierte. Sie hat es natürlich nicht in allen Einzelheiten begriffen, aber ihr war klar, dass der Schuss auch irgendwie mit ihr zu tun hatte.

En cette nuit, tout le monde était plus excité que d’habitude, peut être à cause de la pleine lune. La femme existentialiste qui se promenait dans la ville avec Mario, s’énervait d’une façon inhabituelle :

« Man, je peux te dire que j’en ai marre. Ce n’est pas étonnant que tout le monde foute le camp. Et ceux qui ne sont pas partis, veulent partir. Et ceux qui ne veulent pas partir, le souhaiteront un jour. Et le dernier éteindra la lumière ! »

A ce moment, comme par Magie, toutes les lumières s’éteignirent  partout. Mario et sa copine étaient dans l’obscurité.

C’était une panne de courant habituelle mais elle tombait à point nommé et surtout, arriva dans la zone frontalière. On n’avait jamais eu de panne d’électricité dans la zone frontalière. La femme existentialistene supportait pas cette ambiance inquiétante qu’elle commença à pleurer et sauta au cou de Mario.

« Quelle merde, Mario. Maintenant, nous sommes vraiment les derniers. Ils nous ont oublié. Vas-tu me laisser seule ? Moi – et le bébé ? »

Mario pensait avoir mal compris. « Un bébé ? » demanda-t-il. Elle hocha la tête. C’est ainsi que Mario sut qu’il était devenu papa.

La panne électrique fut provoquée par l’utilisation de l’appareil hi-fi japonais compliqué par un douanier qui brancha l’appareil au réseau électrique de l’Allemagne de l’est. Cette utilisation provoqua un court-circuit – et toute la lumière disparut dans le quartier et dans la zone interdite du mur. L’obscurité était complète. Le douanier comprit immédiatement que l’appareil stéréo était une sorte de cheval de Troie. L’appareil ne servait qu’à cela, pour provoquer une panne de courant. A ce moment là, le douanier fit retentir l’alarme.

« Alerte douanière !» cria-t-il et tira en l’air en direction de la lune des fusées éclairantes. C’était bien à cause de la lune que tout le monde était bien plus énervé que d’habitude.

Quand la première fusée éclairante fut envoyée dans le ciel, Monsieur et Madame Kuppisch montèrent sur le toit pour mieux pouvoir assister au spectacle. Ils s’enlacèrent et poussèrent des « Oh ! » et des « Ah ! ».

Ils n’avaient jamais vu un tel feu d’artifice, même pas à nouvel an ou lors de la journée de commémoration de la république ou même lors d’un festival pour jeunes.

Bien sûr, Micha et Wuschel furent également touchés par la panne. L’aspirateur s’éteignit avant qu’ils puissent retrouver la lettre. Mais quand ils retirèrent le tuyau, les soldats les virent. Les fusées éclairantes projetaient une forte lumière qui dessinait différentes ombres sur les murs qui les entouraient. Et comme les fusées montaient et descendaient, les ombres de Micha, de Wuschel et du tuyau bougeaient.

De loin, ils ressemblaient à des terroristes : les ombres se rapprochaient et se séparaient, s’écartèrent en différents points pour finalement disparaître soudainement.

Aucun douanier n’était en mesure de penser qu’il s’agissait d’enfants en train de chercher une lettre d’amour à l’aide d’un aspirateur dans la zone interdite du mur.

Il était impossible d’avoir l’air innocent dans ce jeu de lumières et d’ombres provoqué par les fusées éclairantes. De plus, c’était la pleine nuit.

Quand un coup de feu retenti, tout le monde dans la Sonnenallee sut qu’il ne s’agissait plus de fusée éclairante. Et quand Wuschel gisait inconscient sur les pavés de la rue, tout le savait que ce coup avait atteint sa cible.

Autour de lui, Micha qui était resté, rejoint par Mario et la femme existentialiste. Même Monsieur et Madame Kuppisch descendirent rapidement de leur toit pour voir ce qui se passait. De même pour le policier qui était directement concerné. Miriam et son jeune frère vinrent également.

Wuschel était étendu dans la rue, ne bougeait pas et tout le monde pleurait. A la hauteur de son cœur, l’impact de la balle avait fait déchiré sa veste.

Tout le monde avait toujours espéré ne jamais devoir vivre une telle chose. Mais cela s’était produit. Wuschel bougea. La femme existentialiste se pencha vers lui pour pouvoir prier d’une manière plus confortable. Mais brusquement, Wuschel se leva. Il déboutonna sa veste et encore sonné par le coup, sorti un disque, « Exile on Main Street ». Le disque était brisé par le coup de feu mais lui avait sauvé la vie. Wuschel commença à pleurer. « C’était une version originale anglaise », se lamenta-t-il pendant qu’il sortait les bouts du disque de la couverture.

« L’album était neuf ! Et maintenant, les deux disques sont hors d’usage. C’était un album double ». Wuschel avait un énorme chagrin.

« S’il n’y avait eu qu’un seul disque… » répondit la femme existentialiste mais n’osa pas terminer sa phrase. »

« Un disque n’aurait pas suffit, Wuschel » continua M. Kuppisch.

« Mouais » répondit Wuschel qui continuait à se lamenter. « Tout de même ! ».

Et ensuite, Micha vit la lettre d’amour passer par-dessus le mur. La lettre brûlait vivement. Un reste de fusée éclairante était tombé sur la lettre et lui avait mis le feu. A cause de la chaleur, la lettre avait pris de la hauteur pour finalement retourner dans la Sonnenallee.

Micha regarda la lettre en train de brûler et quand elle eût fini de se consumer, il regarda Miriam.

Et Miriam comprit ce qui s’était passé ici. Elle ne comprit pas tout immédiatement mais sut que le coup de feu avait également un rapport avec elle.

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