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Am Kürzeren Ende der Sonnenallee – Kapitel 19

In Sonnenallee on 25 février 2010 at 00:19

Traduction franco-allemande du chapitre 19 du livre Am Kürzeren Ende der Sonnenallee

Deutsch Französisch
Als Micha an diesem Nachmittag Miriam ver­ließ und mit einem Glücksgefühl nach Hause ging, öffnete ihm Frau Kuppisch weinend die Tür.

»Der Heinz ist … tot!«, sagte sie und zeigte ins Wohnzimmer. Heinz saß tot im Sessel. »Lungenkrebs!«, sagte Sabine unter Tränen. »Der Arzt meint, es war Lungenkrebs.«

Es klingelte, und Herr Kuppisch öffnete. Vor der Tür stand der Stasi-Nachbar im schwarzen Anzug und sprach Familie Kuppisch sein Bei­leid aus. Er winkte zwei Männern im Treppen­haus zu, die daraufhin einen Sarg in die enge Wohnung trugen.

So erfuhr Familie Kuppisch, dass ihr Nach­bar Leichenbestatter war.

Herr Kuppisch war so überrascht, dass er ganz blass wurde. Sein Nachbar schenkte ihm einen Schnaps ein. »Kommen Sie, Herr Kup­pisch, das ist nichts Ungewöhnliches.«

Als es Herrn Kuppisch wieder besser ging, sagte er, was ihm gerade durch den Kopf ging: »Lieber ein Leichenbestatter-Nachbar als ein Stasi-Nachbar. Da wissen wir doch wenigsten, woran wir sind.«

Der Nachbar verstand überhaupt nicht, was Herr Kuppisch damit meinte, aber er nickte trotzdem verständnisvoll. Und dann machte er sich an die Arbeit.

Als der Sarg geöffnet wurde, zog sich Michas Herz zusammen. Frau Kuppisch standen so vie­le Tränen in den Augen, dass sie ihren toten Bruder nicht mehr erkennen konnte. Und als Heinz in den Sarg gelegt wurde, geschah noch etwas, das Micha die Tränen kamen: Eine Rol­le Smarties fiel aus seinem Hosenbein.

Heinz hätte der größte Schmuggler werden können, dachte Micha. Aber er hätte wenig­stens einmal etwas Verbotenes mitbringen müssen. Eine Bombe oder »Moscow, Moscow« oder Pornohefte …

»Aber doch nicht immer so was!«, weinte Micha, als er die Smarties aufhob.

Zur Beisetzung von Heinz ließ man Frau Kuppisch nach Westberlin fahren. Es war das erste Mal, dass jemand von dem kürzeren Ende der Sonnenallee in den Westen fahren durfte. Vielleicht durfte sie, weil sie ihre Familie zurück ließ. Oder weil sie immer die Fahne hinausgehängt und das ND abonniert hatte.

Frau Kuppisch durfte nur eine Nacht im Westen bleiben. Bei ihrer Rückkehr stellte sie eine Dose Kaffee auf den Tisch. »Hab ich geschmuggelt!«

»Geht das schon wieder los!« Micha schüt­telte den Kopf. »Mama, Kaffee ist total legal. Den brauchst du nicht zu schmuggeln. Da hät­test du doch lieber … «

Herr Kuppisch hatte schon neugierig die Dose geöffnet und unter seine Nase gehalten. »Das ist kein Kaffee!« Er griff in die Dose. Schwarzes Pulver blieb an seinen Fingern hän­gen.

Sabine hatte als Erste eine Ahnung: »Sag mal, ist das Onkel Heinz?«

Frau Kuppisch nickte stolz.

Micha, Sabine, Herr und Frau Kuppisch betrachteten eine Minute lang ohne ein Wort den Inhalt der Dose. Das übertraf alles: Heinz wurde selbst über die Grenze geschmuggelt. Ein besseres Ende ließ sich nicht denken.

»Friede seiner Asche«, sagte Herr Kuppisch schließlich und macht die Dose wieder zu. Am Abend wurde Heiz auf dem Friedhof unter einem Baum beerdigt. Die Formulierung »Die Beisetzung fand in aller Stille statt« hat nie so sehr gestimmt wie bei dieser Beerdigung. Alle vom kürzeren Ende der Sonnenallee hatten sich versammelt, sogar der ABV und der Gren­zer. Die Totenrede war sehr kurz.

»Heinz«, sagte Herr Kuppisch feierlich, »du warst nicht nur unser Schwager, Bruder und Onkel. Du warst unsere West-Verwandt­schaft!«

Sie gingen nach Hause. Unterwegs redeten alle miteinander. Nur Micha nicht. Er dachte darüber nach, was er mit seinen Tagebüchern machen sollte. Er hatte Miriam nur den aller­ersten Tag vorgelesen. Das Beste sollte noch kommen.

Ob ich Schriftsteller werde?, fragte er sich.

Nee, dachte er. Wie soll ich denn das beschreiben, ohne dass meine Leser den Kopf schütteln. Wenn ich nur höre, mit welcher Wichtigkeit die über alles reden: Die Existen-tialistin erzählte Mario von einem neuen Buch über Kindererziehung, das im Westen erschie­nen ist. Sie wollte ihr Kind, wenn es geboren ist, wie einen Indianer aufwachsen lassen. Der ABV ließ jeden wissen, dass er bestimmt nächstes Jahr Obermeister wird.

Herr Kuppisch wiederholte zum fünften Mal, dass es ein Glück war, dass sie zur Wahl gegangen waren. Sonst hätte Frau Kuppisch bestimmt nicht in den Westen gedurft.

Lorsque Micha quitta Miriam avec un sentiment de joie pour rentrer à la maison, sa mère lui ouvrit la porte en pleurant.

« Heinz est … mort » dit-elle et montra du doigt le salon. Heinz était mort dans son fauteuil.

« Cancer des poumons ! » dit Sabine avec les yeux pleins de larmes. «  Le médecin pense que c’est le cancer des poumons. »

On sonna à la porte et M. Kuppisch ouvrit. Devant la porte se tenait le voisin de la STASI dans un complet noir et exprima à la famille Kuppisch tous ses regrets. Il fit signe à deux hommes qui étaient dans la cage d’escaliers qui amenèrent dans l’appartement un cercueil. C’est ainsi que la famille apprit que son voisin était un entrepreneur de pompes funèbres.

M. Kuppisch était tellement surpris qu’il en était tout pâle. Son voisin lui offrit un schnaps. « Je vous en prie, cela n’a rien de particulier ».

Quand M. Kuppisch reprit un peu ses esprits, il exprima la première phrase qui lui vint à l’esprit : « Plutôt un entrepreneur de pompes funèbres qu’un voisin qui travaille pour la STASI. Au moins, nous savons tout maintenant. »

Le voisin ne comprit pas vraiment de quoi il était question mais il hocha sa tête en signe de compassion. Ensuite, il se mit au travail.

Quand le cercueil fut ouvert, Micha senti la tristesse le gagner. Mme Kuppisch avait tellement de larmes dans les yeux qu’elle ne pouvait même plus reconnaître son frère. Quand on plaça Heinz dans le cercueil, une autre chose se passa qui fit monter les larmes dans les yeux de Micha : un rouleau de Smarties tomba de la jambe de son pantalon.

Heinz aurait pu devenir le plus grand contrebandier pensa Micha. Mais il aurait dû au moins amener une chose interdite. Une bombe ou la chanson « Moscou, Moscou » ou même une revue porno…

« Mais pas toujours des trucs pareils ! » se lamenta Micha quand il ramassa les Smarties.

Pour l’enterrement de Heinz, Mme Kuppisch reçut l’autorisation d’aller à l’ouest. C’était la première fois qu’une personne de la Sonnenallee avait l’autorisation d’aller à l’ouest.

Elle avait certainement obtenu cette autorisation, car elle laissait derrière elle toute sa famille. Ou bien, elle reçut cette autorisation car elle avait toujours affiché le drapeau et était abonnée au journal ND.

Mme Kuppisch avait le droit de rester à l’ouest pendant une nuit. A son retour, elle posa sur la table une boîte à café. « Je viens de la passer en douce ! »

« Et voilà que ça repart !» Micha hocha la tête. « Maman, le café est complètement légal. Tu n’as pas besoin de le passer en douce. Tu aurais plutôt pu passer … » M. Kuppisch, curieux, avait déjà ouvert la boite et reniflait son contenu. « Ceci n’est pas du café !» . Il plongea la main dans la boite. Une poudre noire resta accrochée à ses doigts.

Sabine fut la première à deviner d’une manière correcte : « Dis voir, c’est pas l’oncle Heinz ? »

Mme Kuppisch hocha fièrement la tête.

Micha, Sabine, Monsieur et Madame Kuppisch observèrent pendant une minute le contenu de la boite. Cela dépassait toutes les bornes : Heinz, après avoir passé en douce des centaines de choses fut lui aussi un objet de contrebande. On ne pouvait pas imaginer une meilleure fin.

« Paix à ses cendres » dit finalement M. Kuppisch qui referma la boite.

Le soir, Heinz fut enterré sous un arbre dans le cimetière. La formulation « l’enterrement aurait lieu en toute discrétion » n’avait jamais été aussi juste que pour cet enterrement. Toutes les personnes qui habitaient la Sonnenallee étaient présentes, même le policier et le douanier. Le discours mortuaire était très court.

« Heinz » dit M. Kuppisch d’une manière solennelle « tu n’étais pas seulement notre beau-frère, notre frère et oncle mais également notre famille de l’ouest ! »

Ils allèrent à la maison. En chemin, ils discutèrent ensemble. Sauf Micha. Il réfléchissait sur le devenir de ses journaux intimes. Il avait seulement lu à Miriam le premier jour. La suite, bien meilleure, allait suivre.

Devait-il devenir écrivain ? se demanda-t-il ? Peut-être pas, pensa-t-il. Comment puis-je décrire cette situation sans que mes lecteurs hochent la tête. Quand j’entends quel sérieux ils mettent dans leurs paroles : la femme existentialiste parlait à Mario d’un nouveau livre qui paraissait à l’ouest. Dès qu’il serait né, elle l’éduquerait comme un enfant indien. Le policier faisait entendre à tout le monde qu’il deviendrait Lieutenant.

M. Kuppisch répéta pour la cinquième fois que cela avait été une excellente chose d’aller aux votations. S’ils n’avaient pas été aux votations, Mme Kuppisch n’aurait certainement pas eu l’autorisation d’aller à l’ouest.

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