hinterbaenkler

Am Kürzeren Ende der Sonnenallee – Kapitel 20

In Sonnenallee on 25 février 2010 at 07:33

Traduction franco-allemande du chapitre 20 du livre Am Kürzeren Ende der Sonnenallee

Deutsch Französisch
Mario und die Existentialistin hatten einen alten Trabi gekauft, aber solange Mario nicht achtzehn war, durfte er nicht fahren. Und selbst wenn, hätte er erst die Fahrschule machen müssen.Mario beschäftigte sich von früh bis spät mit dem Wagen. Nichts an diesem alten Trabi funktionierte. Alles musste repariert werden.

Seitdem sie den Wagen gekauft hatten, sah die Existentialistin nur Marios Füße.

»Wie kann so ein einfaches Auto so kaputt sein!«, rief sie eines Tages, und als Mario sie beruhigte, setzten die Wehen ein.

»Oh Gott, Mario, es geht los!«, schrie die Existentialistin. »Geh ans Telefon! Ruf ein Taxi!«

»Hier gibt es kein Telefon. Hier gibt es kein Taxi! Ich fahr dich!«, rief Mario.

»Womit?«, fragte die Existentialistin ver­zweifelt, aber im selben Moment ahnte sie, was Mario meinte.

»Mario, wir haben den Wagen schon seit sechs Wochen, aber der ist noch nicht einen Meter gefahren!«

»Dann wird es aber Zeit!« Mario drehte den Zündschlüssel herum und tatsächlich – der Motor startete.

»Das kann eigentlich gar nicht sein«, mur­melte Mario. Er setzte die Existentialistin auf den Beifahrersitz, schloss die Tür und fuhr schnell aus dem Hof, wo er eben noch den Wagen repariert hatte.

Es regnete in Strömen. Als der Wagen auf die Straße schoss, verlor er den Auspuff. Der Wagen krachte und klapperte.

Das Kind würde einen Schaden fürs Leben haben, fürchtete die Existentialistin. Im Trabi geboren zu werden, ist so schlimm wie bei einem Luftangriff zur Welt zu kommen. Mario schrie begeistert gegen den Lärm an: »Sogar der Scheibenwischer funktioniert, hast du das gesehen?«

Für solche Feinheiten interessierte sich die Existentialistin nicht. Sie wollte nur weg von dem Lärm, ehe ihr Kind zur Welt kam.

Doch plötzlich sollte die Fahrt zu Ende sein. Ein Verkehrspolizist stand mitten auf der Straße.

»Lassen Sie uns durch!«, rief Mario. »Wir bekommen ein Baby!«

»Stellen Sie den Motor ab«, sagte der Poli­zist. »Erst lassen wir die sowjetische Staats-gaste passieren.«

»Nein«, rief Mario, »wir kriegen das Baby jetzt!« Er legte wieder den Gang ein und fuhr weiter.

Als er in die Hauptstraße einbog, passierten ihn die sowjetischen Gäste: dreizehn Staats­karossen rasten vorbei. Aber Mario war schnel­ler. Bald hatte er den letzten Wagen erreicht, und dann begann er, nach und nach alle Staatskarossen zu überholen.

Die Existentialistin lag auf dem Beifahrersitz und war schon mitten in den Wehen.

Als Mario fast die ganze Kolonne überholt hatte, fuhren zwei Wagen langsam aus der Kolonne heraus. Mario musste anhalten.

Er stellte den Motor ab,  aber versuchte sofort wieder zu starten. Doch der Motor woll­te nicht mehr. Mario stieg aus und stand im strömenden Regen. Die Existentialistin jam­merte.

Mario fühlte sich so hilflos wie noch nie und in seiner Verzweiflung fiel ihm nichts anderes ein, als eine bittende Bewegung in Richtung der Staatskarossen zu machen.

Tatsächlich öffnete sich eine Wagentür, und einer der Russen stieg aus.

Bitte!«, sagte Mario mutig. »Wir kriegen ein Baby!« Der Russe machte nur eine Handbewe­gung zum Himmel – und im gleichen Augen­blick hörte es auf zu regnen.

Dann beugte er sich ins Auto, wo die Exi­stentialistin in Wehen lag. Sie schrie und schrie. Mario konnte nicht sehen, was der Russe im Auto machte. Doch ein paar Augen­blicke später kam er wieder aus dem Auto und legte Mario ein fertig gewickeltes Baby in den Arm. Nachdem der Russe beide Hände frei hatte, berührte er den Trabi. Der Wagen sprang sofort wieder an.

»Das ist ein Russe, der Wunder vollbringt!«, rief die Existentialistin. »Frag ihn, wie er heißt!« Mario fragte ihn aufgeregt: »Kak tebja sawutl«, aber der Wunderrusse war schon mit einem Lachen in seinen Wagen gestiegen und weitergefahren.

Mario und die Existentialistin standen mit ihrem Baby auf der Straße und sahen den Staatskarossen hinterher. Je weiter sich die Kolonne entfernte, desto deutlicher wurde es den beiden: das, was gerade passiert war, würde ihnen niemand glauben. Auch ihr Kind würde größer werden und fragen. Aber die Dinge in diesem Land würde es wahrscheinlich genau so wenig begreifen wie seine Eltern.

Mensch, was haben wir die Luft bewegt, schrieb Micha später.

Es war von vorn bis hinten zum Kotzen, aber wir haben uns prächtig amüsiert. Wir waren alle so klug, so interessiert, aber eigentlich war es idiotisch.

Wir stürmten in die Zukunft, aber wir waren so was von gestern! Mein Gott, waren wir komisch, und wir haben es nicht einmal gemerkt.

Glückliche Menschen haben ein schlechtes Gedächtnis und reiche Erinnerungen.

Mario et la femme existentialiste avaient acheté une vieille Trabant mais tant que Mario n’avait pas 18 ans, il n’avait pas le droit de la conduire.Et même avec 18 ans, il devait encore passer son permis de conduire.

Mario s’occupait tout le temps de sa voiture. Rien ne marchait sur cette vieille voiture. Tout devait être réparé.

Depuis qu’ils avaient acheté la voiture, la femme existentialiste ne voyait plus que les pieds de Mario. « Comment une voiture aussi simple peut être aussi cassée ! » hurla-t-elle un jour et quand Mario la calma, les contractions commencèrent.

«Oh mon dieu, Mario, ça commence ! » cria la femme existentialiste. « Va vers le téléphone et appelle un taxi ! »

« Il n’y a pas de téléphone ici. Ici, il n’y a pas de taxi. Je vais te conduire ! » cria Mario.

« Avec quoi ? » demanda la femme existentialiste complètement désespérée mais sut ce que Mario voulait dire.

« Mario, nous avons la voiture depuis six semaines mais elle n’a encore jamais été en mesure de rouler le moindre mètre ! »

« Justement, il est temps qu’elle fasse son premier mètre ! » Mario tourna la clé et le moteur démarra effectivement.

« Je ne vois pas comment cela peut être possible », grommela Mario. Il installa la femme existentialiste sur le siège passager, referma la porte et sortit en trombe de la cour où il venait de réparer la voiture.

Il tombait des trombes d’eau. Lorsque la voiture roula sur la route, elle perdit son pot d’échappement. La voiture craquait et pétait.

La femme existentialiste avait peur que son enfant eut des séquelles à vie. Naître dans une Trabant est aussi grave que naître lors d’un bombardement aérien. Mario, enchanté, cria pour dépasser le bruit de la voiture : « même l’essuie-glace fonctionne, t’as vu ? »

La femme existentialiste ne s’intéressait pas à de tels détails. Elle voulait seulement quitter le bruit avant que l’enfant arrive. Mais la course devait prendre fin. Un policier se tenait au milieu de la route.

« Laissez-nous passer ! » cria Mario. « Ma femme va avoir notre enfant ! »

« Eteignez notre moteur » répondit le policier. « Tout d’abord, nous laissons passer nos invités de l’état soviétique ».

« Non » cria Mario, « nous allons avoir un enfant maintenant ! ». Il remit la première vitesse et continua sa route.

Lorsqu’il pénétra dans la rue principale, il vit les invités soviétiques : 13 voitures passèrent en trombe devant eux. Mais Mario était plus rapide. Bientôt, il eut rattrapé la dernière voiture et commença à les dépasser une à une.

La femme existentialiste était couchée sur le siège du passager et avait déjà de violentes contractions.

Lorsque Mario eut presque dépassé toute la file, deux voitures sortirent lentement de la file. Mario dut s’arrêter. Il éteignit le moteur mais essaya immédiatement de le redémarrer. Mais le moteur resta muet. Mario descendit et se retrouva dans la pluie. La femme existentialiste se lamentait.

Mario se sentait démuni et dans son désespoir, il ne vit pas d’autre possibilité que de se diriger vers les voitures étatiques pour demander de l’aide. En effet, une porte s’ouvrit et un russe descendit.

« S’il vous plaît ! » dit Mario d’une voix courageuse. « Nous allons avoir un bébé ! » Le russe se contenta simplement de faire un signe en direction du ciel et au même moment, il s’arrêta de pleuvoir.

Ensuite, il se baissa vers la voiture où se trouvait la femme de Mario. Mario ne pouvait pas voir ce que le russe faisait dans sa voiture. Mais quelques instants plus tard, il se releva et posa dans les bras de Mario un enfant langé.

Dès que le russe eut les mains libres, il toucha la Trabant. La voiture redémarra immédiatement. « C’est un russe qui fait des miracles ! » cria la femme existentialiste. « demande lui comment il s’appelle ! » Mario lui demanda excité « Kak tebja sawutl » mais le russe était déjà monté avec un sourire dans sa voiture et était reparti.

Mario et sa femme étaient debout au milieu de la rue et regardaient la voiture s’éloigner. Plus la file de voitures s’éloignait, plus il était clair que personne ne croirait cette histoire. Mais les choses resteraient dans ce pays toujours aussi incompréhensibles, aussi bien pour les parents que pour leur enfant.

Un peu plus tard, Micha écrivit qu’ils avaient toujours mis une certaine ambiance.

Tout était à gerber, mais nous avons été en mesure de nous amuser. Nous étions tous intelligents, intéressés mais c’était tellement idiot.

Nous nous précipitions dans l’avenir mais nous étions tellement en retard ! Mon dieu, nous étions une bande de rigolos et nous l’avons même pas remarqué.

Les hommes heureux ont une mauvaise mémoire et des souvenirs riches en évènements.

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